Guiné: pourquoi L’UFDG soutiendrait t-il l’attitude des hommes politiques qui migrent d’un parti politique vers un autre parti, pour des intérêts personnels et pendant ce temps il refuse d’intégrer ceux qu’il appelle les dissidents politique?

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Guiné: pourquoi L’UFDG soutiendrait t-il l’attitude des hommes politiques qui migrent d’un parti politique vers un autre parti, pour des intérêts personnels et pendant ce temps il refuse d’intégrer ceux qu’il appelle les dissidents politique?

Décidément L’UFDG est un parti qui n’apprend jamais de ses erreurs du passé et refuse depuis toujours de se distinguer du RPG le parti au pouvoir en Guinée dont le Fama, le professeur Alpha Condé a fait de la transhumance politique, le nomadisme politique, son instrument politique favori, puisque connaissant le degré de moralité des acteurs politiques guinéens, puisque convaincu qu’ils ne font pas de la politique par conviction et que l’exercice du pouvoir et les considérations économiques personnelles pour le contrôle des ressources de l’État, sont en effet chez nombre d’acteurs politiques nationaux guinéens, l’un des principaux enjeux de l’engagement politique.

Et dans ce contexte la transhumance politique malgré qu’elle soit répréhensible et pose à la fois des problèmes d’ordre moral, éthique et juridique, révèle ces limites et entrave sans relâche l’enracinement démocratique en Guinée, mais l’opposant historique s’en serve quand même, puisqu’elle lui permet d’instrumentaliser les élus en quête de quelques avantages matériels et de promotion politique et d’affaiblir les oppositions dont les élus sont à la merci des majorités au pouvoir, de fragiliser les équilibres et les contrepoids nécessaires au bon fonctionnement de la démocratie, de cultiver et entretenir l’immoralisme en politique. Et c’est pourquoi Alpha Condé a pu récupéré Mouctar Diallo, Aboubacar Sylla, Makanera et tant d’autres.
Mais il n’est pas le seul, dans cette politique de ping-pong, dans un paysage politique qui ressemble à une jungle où chacun dévore chacun, puisque L’UFDG fait de même et accepte d’intégrer au sein de sa famille politique tous les frustrés, rejetés, exclus, débarqués de la mouvance à l’image de Ismael Condé, ce désormais ex-militant du RPG connu de par le passé pour ses positions très controversées.

En effet L’UFDG prouve aussi qu’il fait allégeance au néo-patrimonialisme, auquel se rattachent l’instrumentalisation de l’ethnicité mais aussi l’utilisation du népotisme et du clientélisme comme critères de distribution des ressources convoitées, concourt à encourager la division, la médiocrité , et à surtout obscurcir le peuple.

De par ces actes, L’UFDG devient le dépotoir de toutes ces personnes sans conviction politique, sans moralité, sans attitudes vertueuses qui étant avec la mouvance encourageaient la culture de l’impunité, l’injustice, la division du peuple de Guinée, la décadence de l’État.

D’où la nécessité de se poser les questions suivantes à savoir pourquoi L’UFDG a fait le choix de se ranger derrière une telle politique ?
Pourquoi soutiendrait t-il l’attitude des hommes politiques qui migrent d’un parti politique vers un autre parti, pour des intérêts personnels et pendant ce temps il refuse d’intégrer ceux qu’il appelle les dissidents politiques?

L’UFDG ne sait t-il pas que le transhumant ou le nomade politique, à l’image de Makanera, qui quitte son parti, sa famille politique avec armes et bagages, pour en rejoindre un autre, se réserve toujours la possibilité, au gré des circonstances, de revenir dans son parti d’origine ?

Quel revers de plus pour la démocratie guinéenne !

Et face à cette situation et cette pathologie de la démocratie qui est le nomadisme politique, l’on se rend compte qu’en Guinée la plupart des dirigeants des partis politiques se font de la conquête du pouvoir comme moyen de contrôle et de distribution des ressources dans un État néopatrimonial, et cela grâce la faiblesse de la structure organisationnelle et programmatique des partis politiques, qui sont créés et animés avant tout comme des fiefs au service des individus ou d’un clan. Et dans un tel contexte l’élection signifierait tout simplement une sélection et de tels partis politiques ne peuvent prétendre vouloir faire enraciner la démocratie en Guinée.

Et tant que l’on arrive pas à avoir des partis politiques institutionnalisés qui participent à la prise de conscience du fléau de la transhumance politique, son traitement tout comme l’enracinement des pratiques démocratiques au sein de la société guinéenne peuvent s’avérer impossible, si on ne l’attaque pas à sa racine.

Ce mal, sa racine se déclinent sur plusieurs registres, dont le plus important est cette conception du pouvoir où l’enjeu principal est le contrôle de la redistribution des ressources dans le cadre d’un État néo-patrimonial avec des partis politiques encore incapables d’assurer les fonctions traditionnelles d’éducation politique, de mobilisation, de représentation d’intérêts divers et fonctionnant sans démocratie interne, au service des ambitions de quelques individus si ce n’est d’un clan.

En somme qu’on le veuille ou pas, la transhumance politique est une conséquence directe de la défaillance des partis politiques guinéens qui s’exprime par leur faiblesse structurelle, l’absence de formulation d’options programmatiques bien définies et le manque d’adhésion à celles-ci.

Que Dieu sauve la Guinée de ses démons 🙏🏿
Bon début de semaine 🙏🏿

#Aissatou Chérif Balde la politique autrement.

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