Prix de loyers à Conakry : les citoyens interpellent les députés et le gouvernement

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Dans la capitale guinéenne Conakry, nombreux sont les personnes qui sont confrontées à des problèmes de logement. Au-delà du montant, le prix du loyer dépend de la situation géographique et de la qualité des maisons dans notre pays. Notre reporter a rencontré quelques citoyens.

Soumah Mamadouba est un habitant de Dixinn, dans ce secteur une chambre se négocie entre 80 000 et 100 000 GNF : « Chaque année, tu es affligé en tant que père de famille qu’on augmente le prix du loyer. Il faut que les propriétaires de maisons aient pitié de la population et que le gouvernement trouve une solution pour le cas des logements,» en appelle ce père de famille.

Au niveau de certains immeubles à Matam, un appartement d’une chambre, salon, cuisine et douche interne se négocie entre 700 000 à 1 500 000 GNF.

Selon un locataire d’un immeuble dans ce quartier : « ces appartements au-delà de la cherté du prix du loyer, les propriétaires exigent une avance de 6 mois à un an.» explique-t-il.

A la Belle Vue, un quartier où bon nombre de personne veulent rester, les logements sont de plus en plus rares et les coûts du loyer pour une chambre varient de 100 000 GNF.

« Je demande aux députés de trouver une solution à ces problèmes, parce qu’ils sont élus pour nous défendre. Si on a les moyens d’exiger de nos concessionnaires  une souplesse sur le prix du loyer, cela pourrait nous aider. », Demande t-il M. Camara

Au niveau de l’Etat, « il faut qu’on nous aide au niveau de la justice. Parce qu’après 6 ans dans une maison, en tant que père de famille, ta famille s’est agrandie, donc on ne doit pas t’expulser ou augmenter le loyer du jour au lendemain.  Parce que la vie est chère on gagne difficilement » s’exprime ce jeune homme.

Dans les quartiers situés le long de l’autoroute Fidel Castro, les habitations simples sont moins chères par rapport aux appartements se situant dans des immeubles. A Dabompa pansant par Lansana Barrage, une chambre se négocie entre 150 000 et 180 000 GNF.

Au-delà des pères de famille, les jeunes célibataires sont confrontés aux problèmes de logement. Cependant, bon nombre de célibataires n’ont pas accès à certains logements vu leur statut. Une situation que déplore Djibril Bangoura, habitant à la Belle vue dans commune de Dixinn qui estime que le statut d’une personne ne doit pas être un facteur pour lui refuser une location.

Interrogé sur la question un concessionnaire explique : « chez moi je ne loge pas les jeunes. Parce certains ne sont pas sérieux, donc tu t’attires des ennuis en les laissant rester chez toi. C’est pourquoi, je préfère les hommes mariés » dit-il catégorique.

Auteur: Sana Sylla

 

 

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