Rien ne va plus encore au sein de la Fédération Guinéenne de Football, plongée dans une nouvelle crise qui ne dit pas son nom.
Privée de Comité Exécutif depuis la démission fracassante et bruyante de Mamadou Alfa Hann, le 9 juillet 2026, à cause, selon lui, d’une « grave crise de gouvernance », la Fédération Guinéenne de Football navigue, désormais, à vue. Avec un COMEX réduit seulement 6 membres. Soit un effectif largement inférieur au seuil réglementaire de 50 %.
Du coup, d’après les textes fondateurs de l’institution, cette nouvelle crise inédite ouvre la voie à une dissolution immédiate du bureau exécutif.
En attendant que l’actuel secrétaire général de la Feguifoot, Blasco Barry, prenne ses responsabilités, devant l’ Histoire, pour présenter, dans les meilleurs délais, une feuille de route claire, et une date précise sur la prochaine élection du futur COMEX et celle du nouveau président, les populations guinéennes retiennent leur souffle. Et brûlent d’impatience d’en finir à jamais avec ces crises à répétition qui rongent la Foot guinéen.
Dans la rue, les cafés, les bureaux, les quartiers, partout, aux quatre coins du pays, nombreux sont les compatriotes, soucieux de l’avenir du football guinéen, qui bat plus que jamais de l’aile, à réclamer massivement, instamment, le retour inconditionnel de l’homme d’affaires, Mamadou Antonio Souaré, aux commandes du siège de Téménétaye.
En un mot comme en mille, le public sportif, les membres statutaires ou grands électeurs, les supporters du Onze national, les médias, le Guinéen lambda, exigent le come-back du propriétaire du Horoya AC de Matam.
Et pour cause?
Selon de nombreux observateurs avertis, Mamadou Antonio Souaré est l’ homme providentiel qu’il faut à notre football en cette période de tempête. Ces observateurs croient dur comme fer que le natif de Wondima est, en cette phase de grands troubles, le « monsieur solution » capable de sortir notre football du gouffre et de lui ses lettres de noblesse d’antan.
Une évidence
Il n’est un secret pour personne en République de Guinée que le patron de SAM-GBM, avec persévérance, résilience et clairvoyance, a su reconstruire, au milieu des années 2010, pierre par pierre, la renaissance du football guinéen exsangue.
Grâce, par exemple, aux performances régulières du Horoya AC, propriété de Antonio Souaré, en compétitions interclubs de la CAF, le football guinéen a grimpé au classement officiel de la Confédération Africaine de Football.
En clair, sous le leadership du mécène, le club de Matam a permis à la Guinée de figurer dans le top 12 des meilleures nations de football en Afrique, avec quatre représentants sur la scène continentale.
Mieux encore, l’investissement pharaonique de l’homme d’affaires pour construire l’ Académie de Football Antonio Souaré de Yorokoguia, à Dubréka, montre, à quel point, ,ce patriote reste concentré à 100% en faveur du développement du football en Guinée.
Rendre à César ce qui appartient à César
Ce résultat positif, qui a honoré notre pays, est acquis de haute lutte par le passionné du sport roi, Mamadou Antonio Souaré. L’homme d’affaires était parvenu à guérir le football guinéen après de très grands efforts qui lui ont permis de surmonter de nombreuses difficultés.
Avec le recul, même ses pires adversaires le lui reconnaissent maintenant. Mamadou Antonio Souaré a été le principal artisan de la renaissance et de l’émergence du football guinéen après une éternité d’agonie et de disette.
Aujourd’hui, plus que jamais, le retour de Mamadou Antonio aux commandes de la Feguifoot, est perçu comme une exigence nationale par les populations guinéennes qui ont toujours rêvé de voir un Syli National flamboyant et prestigieux, briller de mille feux, à l’international.
Alors, vivement le come-back réparateur du grand monsieur du football guinéen, le natif de Wondima qui s’est investi, à un moment donné, en mobilisant toutes les énergies créatrices, toutes les intelligences et toutes les compétences pour faire renaître, de ses cendres, le sport roi au pays de Chérif Souleymane et de Petit Sory.
Mamadou Saliou Diallo, journaliste









