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Affaire des biens mal acquis et coup d’État : la riposte médiatique d’Ali Bongo

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Resté dans une réserve quasi absolue depuis le coup d’État du 30 août 2023, l’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba effectue un retour remarqué dans le débat public. À travers une récente allocution vidéo centrée sur la mémoire de son père et un entretien exclusif accordé aux médias, le chef d’État déchu fixe sa position face aux nouvelles autorités de Libreville tout en arrêtant un cap pour son avenir personnel.

Dans sa dernière prise de parole vidéo, Ali Bongo s’en prend directement à la stratégie adoptée par l’État gabonais dans le cadre de la procédure dite des « biens mal acquis » instruite en France.

L’ancien chef d’État dénonce le changement de posture du gouvernement de transition qui, selon lui, s’éloigne de la simple préservation du patrimoine national pour s’engager dans une démarche qui porterait atteinte à la mémoire du président Omar Bongo Ondimba. Ali Bongo qualifie de diffamatoires plusieurs chefs de préventions soutenus par les représentants de l’État dans ce dossier, reprochant à Libreville de réécrire l’histoire politique du pays à des fins partisanes.

Cette déclaration s’inscrit dans le prolongement de sa première grande interview accordée depuis sa destitution. Sur le plan politique, l’ancien dirigeant acte un tournant majeur en annonçant son retrait irréversible des compétitions électorales :

« Je ne me présenterai plus à des élections. Ce chapitre de ma vie est clos », a-t-il affirmé, formalisant ainsi la fin de ses prétentions au pouvoir suprême.

Au cours de cet entretien, Ali Bongo revient longuement sur les événements qui ont marqué la fin de son régime et sur la détérioration de ses relations avec la haute hiérarchie militaire :

Le sentiment de trahison : L’ancien président exprime son amertume à l’égard du général Brice Clotaire Oligui Nguema, aujourd’hui à la tête de la Transition, rappelant les décennies de service de ce dernier au sein de la Garde républicaine auprès d’Omar Bongo puis de lui-même.

Le rejet de la régence familiale : Réagissant aux accusations visant son épouse Sylvia Bongo et son fils Noureddin Bongo Valentin  tous deux poursuivis par la justice gabonaise , il réfute l’idée d’un pouvoir exercé par procuration à la suite de son accident vasculaire cérébral en 2018. Ali Bongo soutient être resté le seul décideur en chef des affaires de l’État jusqu’au terme de son mandat.

Le choix de la non-violence : Revisitant la journée du 30 août 2023, il explique avoir délibérément proscrit tout appel à la résistance ou à l’usage de la force, affirmant avoir voulu éviter un affrontement armé au sein des forces de sécurité et préserver la paix civile.

Par ces sorties successives, l’ancien président cherche à redéfinir sa posture : tout en actant son retrait définitif de la compétition électorale, il entend continuer de peser moralement pour préserver l’héritage politique de sa famille et défendre son propre bilan.

Une synthèse de la rédaction 

 

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