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Les USA restituent à la Gambie 2,5 millions de dollars détournés par Yahya Jammeh

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Le gouvernement américain va restituer à la Gambie près de 2,5 millions de dollars issus de la liquidation d’une propriété du président déchu Yahya Jammeh et de son épouse. Le Ministère de la justice l’a annoncé vendredi dans un communiqué.

La restitution à la Gambie de 2,5 millions de dollars a été annoncée vendredi par le ministère américain de la Justice. Cette somme provient de la liquidation d’une propriété de Potomac, près de Washington, acquise par l’ancien président Yahya Jammeh et son épouse Zineb avec des fonds publics gambiens détournés. Elle sera remise aux autorités gambiennes pour indemniser les victimes du régime Jammeh.

Yahya Jammeh et son épouse, Zineb Jammeh, ont utilisé des fonds publics gambiens détournés «pour acquérir une vaste demeure pour leur usage personnel» à Potomac, près de Washington, rappelle le ministère, précisant que la liquidation de cette propriété a rapporté environ 2,5 millions de dollars.

Cette somme sera restituée aux autorités gambiennes «pour servir à l’indemnisation des victimes du régime Jammeh», selon le texte.

Parvenu au pouvoir dans ce petit pays anglophone d’Afrique de l’Ouest par un putsch sans effusion de sang en 1994, Yahya Jammeh s’était fait largement élire et réélire sans interruption jusqu’à sa défaite en décembre 2016 face à Adama Barrow, candidat d’une coalition d’opposition.

Après six semaines d’une crise à rebondissements provoquée par son refus de céder le pouvoir, il était finalement parti en exil en janvier 2017 pour la Guinée équatoriale à la suite d’une intervention militaire ouest-africaine et d’une ultime médiation guinéo-mauritanienne.

Liste noire

En 2018, les Etats-Unis ont interdit d’entrée sur leur territoire Yahya Jammeh, son épouse, et ses enfants, Mariam Jammeh et Muhammad Yahya Jammeh. Tous avaient été placés sur la liste noire américaine des dirigeants étrangers impliqués dans des faits de corruption à large échelle ou dans de graves violations des droits humains.

Puis en 2020, le département d’Etat et le Trésor américain ont frappé de sanctions Zineb Jammeh, soupçonnée de «contrôler de nombreux avoirs à l’étranger de son mari», qui ont en conséquence été bloqués.

In bleunews

 

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