Le gouvernement kényan a formellement accordé un délai de grâce de 90 jours aux ressortissants étrangers exerçant des activités commerciales et professionnelles sur son territoire. Cette mesure vise à leur permettre de mettre en conformité leurs permis de séjour, autorisations de travail et licences d’exploitation.
Un apaisement après des craintes d’expulsion immédiate
Cette décision survient après de vives inquiétudes suscitées par des déclarations initiales du président William Ruto début septembre. Le chef de l’État avait appelé à la cessation des activités informelles et de petit commerce assurées par des non-nationaux, fixant un premier délai d’interdiction au lundi 7 septembre.
Face à l’afflux d’inquiétudes notamment des files d’attente observées devant plusieurs ambassades de pays voisins comme le Burundi le gouvernement a clarifié sa position.
La présidence et le ministère des Affaires étrangères, par la voix du secrétaire d’État Korir Sing’Oei, ont précisé que les ressortissants titulaires de permis et de licences en règle restent protégés par la loi.
Les objectifs de la régularisation
Les autorités kényanes soulignent que la dispense de visa d’entrée ou l’autorisation de voyage électronique ne confère pas automatiquement le droit d’exercer un commerce ou un emploi au Kenya.
Durant ce sursis de 90 jours, les travailleurs et commerçants étrangers doivent :
Faire enregistrer formellement leur activité administrative auprès des services de l’immigration.
Obtenir ou renouveler les licences commerciales adéquates auprès des autorités locales.
S’assurer du respect des règles relatives aux investissements et au commerce de détail.
Le gouvernement kényan a assuré que cette démarche vise à cartographier et formaliser la présence étrangère sur le marché local, tout en réaffirmant son engagement à protéger les investisseurs respectant le cadre légal du pays.
Dépêche AFP









