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Mandat de dépôt de Lansana Diawara : quatre infractions présumées retenues par la CRIEF

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 Mandat de dépôt de Lansana Diawara : le Procureur spécial près la CRIEF a décidé, le 14 octobre 2026, de placer le directeur général du Fonds de développement social et de l’indigence (FDSI) en détention. Le parquet spécial a publié un communiqué pour clarifier le déroulement de la procédure.

Mamoudou Kourouma, comptable et agent comptable par intérim du FDSI, est également concerné. Les deux hommes ont été placés à la maison d’arrêt et de correction de Coyah. Ils sont poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics, de corruption, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.

Le parquet spécial dit avoir appris par voie de presse l’information du placement sous mandat de dépôt, sans que l’autorité judiciaire à l’origine de la décision soit précisée. La nouvelle s’était rapidement diffusée dans l’opinion, au niveau national comme international. Le parquet évoque une désinformation et dit vouloir éviter la circulation d’informations parcellaires.

Il a donc rappelé les étapes de l’affaire. Une enquête judiciaire a bien été ouverte contre les deux responsables. Elle a été menée par la Direction centrale des investigations judiciaires de la Gendarmerie nationale.

Pendant l’enquête, les officiers de police judiciaire ont placé les intéressés en garde à vue. Le parquet précise qu’ils ont agi conformément à l’article 87 du code de procédure pénale. Ce texte réserve ce pouvoir à l’officier de police judiciaire, d’office ou sur instruction du Procureur de la République.

Le parquet insiste : la garde à vue n’est pas un mandat de dépôt. Ce dernier ne peut être décidé que par le Procureur de la République ou par les juridictions d’instruction et de jugement, selon les cas.

La durée de la garde à vue a aussi été commentée. En principe, l’article 134 du code de procédure pénale limite cette mesure à 48 heures. Ce délai peut toutefois être doublé en cas de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme. Selon le parquet, la durée relativement longue de la garde à vue s’explique ici par les faits présumés de blanchiment de capitaux.

Une fois les investigations terminées, le dossier a été déféré au parquet. Le Procureur spécial a alors décidé, le 14 octobre 2026, de placer les deux hommes sous mandat de dépôt, dans la perspective d’une audience à venir. Le communiqué précise que cette décision a été prise en présence de leur conseil, dans le cadre des droits de la défense. Elle reste soumise au respect de la présomption d’innocence.

Le parquet spécial a par ailleurs réaffirmé sa volonté de poursuivre les infractions relevant de sa compétence. Il assure le faire dans le respect des règles de procédure, dans ce dossier comme dans d’autres enquêtes en cours.

Enfin, l’institution invite le public à se référer uniquement à ses canaux officiels de communication. Elle met à disposition deux adresses électroniques et un numéro de téléphone.

Minkael BARRY 

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