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Affaire GPMS SARL : deux huissiers rejettent les accusations de corruption et de faux

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Le procès des huissiers de justice en Guinée a débuté mercredi 21 octobre 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Deux auxiliaires de justice comparaissent : Me Aboubacar Camara, président de la Chambre nationale des huissiers de justice, et Me Alhassane Bah. Tous deux contestent les accusations. L’audience reprendra le 26 octobre.

Tout part d’une plainte déposée par la société GPMS SARL. Elle est représentée par son gérant, Kabinet Diané.

Les prévenus sont poursuivis pour corruption, abus de confiance et concussion. Ils doivent aussi répondre d’entrave au bon fonctionnement de la justice et d’association de malfaiteurs. Le faux et usage de faux en bande organisée, ainsi que la complicité, complètent la liste des charges.

Appelé à la barre, Me Camara a décliné son identité. Il est né le 15 janvier 1960 à Mamou. Fils de feu Oumar Camara et de feue Fatoumata Camara, il vit à Sonfonia. Il est marié et père de deux enfants.

Sur le fond, il rejette tout en bloc. Les faits datent de 2023, selon lui. Il dit avoir rédigé deux actes de sommation portant sur plus de trois milliards de francs guinéens. Il affirme aussi avoir procédé à une saisie de biens.

Sa ligne de défense est simple. Ces actes auraient été réalisés à la demande de GPMS SARL. Il s’étonne donc d’être visé par une plainte de cette même société.

Pendant les débats, Kabinet Diané a affirmé que l’huissier avait reçu de l’argent. Il a aussi parlé des mesures conservatoires. D’après lui, l’huissier récupérait les fonds.

Les éléments rapportés de l’audience ne montrent pas, à ce stade, de preuves produites pour appuyer ces propos. Le sujet a toutefois été discuté devant la juridiction.

Le second prévenu est né en 1985 à Boké. Fils de Yaya Bah et de Lamarana Touré, Me Alhassane Bah nie toute implication dans les faits dénoncés.

Il affirme avoir vu Kabinet Diané pour la première fois lors de cette audience. Son rôle, dit-il, s’est limité à une seule démarche. Il a signifié une convocation au gérant, à la demande du commissariat central de Kaporo.

Le plaignant, lui, n’a pas bougé. Il maintient ses accusations contre les deux huissiers et les tient pour responsables.

Les avocats des prévenus ont soulevé un autre point. Ils demandent de séparer la personne physique, Kabinet Diané, de la personne morale, GPMS SARL. Cette remarque est intervenue alors que le gérant s’est présenté sans avocat.

Le dossier n’a pas livré son dénouement. La CRIEF a fixé la reprise des débats au 26 octobre 2026. Les réquisitions du ministère public pourraient alors s’ouvrir, suivies des plaidoiries de la défense.

Sékou Sylla 

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