Après le renversement d’Alpha Condé au pouvoir, la communauté peulhe victime d’une repression sauvage par les partisans de l’ancien président

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Après le coup d’État qui a renversé Alpha Condé au pouvoir le 5 septembre, la communauté peulhe qui a applaudi les auteurs du putsch connait actuellement une descente aux enfers. 

Les partisans du président déchu, militaires malinkés, ethnie Alpha Condé ont mené une répression sauvage dans les quartiers où habitent majoritairement les peulhs.

Dans les quartier Bambéto, Cosa, Sonfonia, Wanindara etc , les populations ont connu une répression sanglante.

À Bambéto, dans la famille Amadou Sadjo Bah, les voitures sont caillaissées, les femmes violentées, les jeunes frappés et ligotés.

Dans cette famille, Amadou Sadjo Bah, 73 ans a été torturé avant d’être blessé.

A Wanindara, dans la commune de Ratoma, les policiers à la tête Général Ansoumane Camara Baffoé qui est directeur national de la police a réprimé les peulhs.

Karamoko Yaya Sow, témoigne :  » les policiers sont venus dans notre concession à 3heures du matin, ils ont cassé les armoires puis s’accaper de l’argent et les bijoux. Ils ont violé ma femme sous mes yeux. Ils ont frappé nos enfants. Deux de mes jeunes frères ont été ligotés et jettes dans les camions pour le moment nous ne savons pas où ils sont partis, » témoigne le vieillard larmes aux yeux.

Actuemment dans ce quartier qui a été le théâtre d’une sauvage répression, les bras valides c’est-à-dire les jeunes ont fuit de peur d’être reprimés.

À Wanindara Carrefour, un jeune étudiant a été tué à bout portant. Actuellement beaucoup ont fui pour se réfugier ailleurs.

L’imame du quartier Elhadj Yaya Baldé n’a pas été épargné de cette violence. Il a été frappé dans sa concession sous le regard impuissant  de ses trois femmes qui ont aussi été malmenées.

Toujours à Wanindara, les policiers ont utilisé une femme nourrice  comme bouclier en plein accrochage avec les jeunes qui jetaient des pierres contre les balles réelles.

A Labé, une zone fortement habitée par les peuls, les militaires ont tué un ambulancier.

Actuellement, la communauté peulhe de la Guinée traverse une salle repression.

Mamoudou Camara