Plusieurs projets majeurs de construction engagés par l’Agence Nationale d’Aménagement des Infrastructures Minières demeurent aujourd’hui dans un état d’abandon révoltant. Dans une nouvelle enquête vidéo poignante réalisée sur le terrain, nos confrères du média presseinvestigation.com mettent à nu l’opacité troublante et l’inertie coupable qui entourent la gestion ANAIM Kamsar face à ces chantiers au point mort.


Au cœur de ce scandale d’infrastructures figure un projet pourtant névralgique. Il s’agit d’une cité minière de plus de 300 logements à Kolaboui. Ce complexe devait garantir des revenus colossaux à l’agence.
Les images tournées sur place sont édifiantes. Les bâtiments se réduisent désormais à de tristes carcasses abandonnées. Alors que les grands chantiers infrastructurels constituent la priorité majeure du président de la République Mamadi Doumbouya qui même lundi dernier visitait certains sites à Conakry.
Ce chantier de Kolaboui avait été initié sous l’ancien directeur général Mohamed Bangoura. Mais depuis son départ il y a plus de deux ans, les travaux sont au point mort. Aucune explication officielle n’a été fournie aux populations par l’actuel Directeur Général Aly Damalaye Condé [ Photo à la UNE].
Autre drame, cette fois-ci sanitaire : le projet de centre de dialyse à l’hôpital ANAIM de Kamsar. Les travaux avaient pourtant démarré sous la gestion de l’administrateur général Cheick Doumbouya. Aujourd’hui, le site s’apparente à un chantier fantôme. L’édifice est laissé à l’abandon. Pendant ce temps, des malades souffrent faute de soins appropriés dans la région.


Lors de son conseil d’administration pour le budget 2026, l’ANAIM a annoncé une hausse de ses investissements. Mais l’agence refuse de rendre publique la liste de ses projets prioritaires. Elle entretient ainsi le doute sur sa capacité réelle à livrer ces infrastructures vitale. Affaire à suivre .
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