Un dysfonctionnement sans précédent secoue le secteur éducatif guinéen à la suite de la publication des résultats de l’examen d’entrée en 7e année pour la session 2025-2026. Dans la préfecture de Dubréka, plus d’une dizaine de candidats se retrouvent aujourd’hui plongés dans le désarroi le plus total, victimes d’une inversion de résultats particulièrement préjudiciable.
L’affaire a débuté ce lundi 6 juillet 2026 aux alentours de 19 heures. L’opérateur de téléphonie mobile Areeba, mandaté par les autorités pour assurer la diffusion officielle des résultats par voie électronique, a notifié ses abonnés de la disponibilité des verdicts.
C’est lors de cette consultation massive que l’incompréhension s’est installée. Selon les témoignages recueillis, plusieurs candidats ont initialement reçu un message de félicitations confirmant leur admission, une joie partagée en direct avec leurs proches et les équipes pédagogiques. Cependant, le soulagement a été de courte durée : en procédant à une contre-vérification quelques minutes plus tard via la même plateforme, ces mêmes élèves ont été notifiés d’un verdict diamétralement opposé, leur annonçant leur échec.
L’impact de cet imbroglio technique et administratif s’avère dramatique pour ces jeunes élèves. Parmi les victimes de cette anomalie, Mandya Camara, candidate rattachée à la Direction Préfectorale de l’Éducation (DPE) de Dubréka, témoigne de son traumatisme, les larmes aux yeux :
« Mon admission a été confirmée à trois reprises, sous les yeux de ma sœur, de mon frère et de la fondatrice de mon école. Pourtant, en l’espace de quelques instants, le même canal m’a signifié mon échec. Cette situation m’a totalement anéantie. Sous le coup de l’émotion, j’ai tenté de mettre fin à mes jours par pendaison, avant d’en être heureusement empêchée par mon entourage. Nous sommes une dizaine dans cette situation insoutenable à Dubréka. J’appelle solennellement le ministre Alpha Bacar Barry à faire la lumière sur cette affaire et à nous rétablir dans nos droits, » témoigne-t-elle.
Cette faille technique ou administrative soulève de graves questions sur la fiabilité du processus de centralisation et de proclamation des résultats des examens nationaux. À l’heure où nous mettons sous presse, les tentatives répétées de notre rédaction pour joindre les responsables du ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation afin d’obtenir des clarifications sont restées infructueuses.
La rédaction reste mobilisée pour suivre l’évolution de ce dossier.
Léon Kolié, depuis Dubrekà









