Accueil POLITIQUE Nominations au Commandement des opérations spéciales : Doumbouya muscle son dispositif sécuritaire

Nominations au Commandement des opérations spéciales : Doumbouya muscle son dispositif sécuritaire

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De nouvelles nominations au Commandement des opérations spéciales de Guinée ont été annoncées ce samedi par le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, au lendemain de son retour de congé annuel.

Le général de brigade Mouctar Kaba  plus connu sous son nom de guerre, « Spartacus »  prend la tête du COS. Il aura pour bras droit le colonel Elhadj Baba Barry, surnommé « Aigle », promu commandant adjoint de la structure.

Les deux hommes n’étaient pas des inconnus du sérail : ils dirigeaient jusque-là, respectivement comme commandant et commandant adjoint, le Groupement des forces spéciales (GFS), l’une des unités d’élite les plus en vue de l’armée guinéenne.

Une zone d’ombre demeure toutefois : le texte présidentiel ne précise pas si les deux officiers conservent en parallèle leurs fonctions à la tête du GFS, ou s’ils y laissent la place à de nouveaux responsables.

Le COS n’a que quelques mois d’existence : il a vu le jour par décret le 22 avril 2026. Conçu comme un état-major interarmées et interservices, il n’a pas vocation à commander directement les troupes sur le terrain, mais à orchestrer la planification et la conduite d’opérations à haut risque — lutte antiterroriste, actions commando, renseignement et reconnaissance en tête de liste.

Sa mission consiste à fédérer, sans les absorber, plusieurs unités d’intervention parmi les plus aguerries du pays : le Groupement des forces spéciales, le Bataillon des troupes aéroportées, le Groupement des forces d’intervention rapide, le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale, les fusiliers commandos de l’armée de l’air, les fusiliers marins commandos, ainsi que le Groupement d’intervention de la police nationale. Chacune de ces unités continue de répondre à sa propre hiérarchie ; le COS agit en coordinateur plutôt qu’en chaîne de commandement parallèle.

Sur le plan institutionnel, la structure reste rattachée au chef d’état-major général des armées, mais opère dans le cadre des orientations stratégiques fixées directement par la Présidence  signe de l’importance accordée à ce dossier au sommet de l’État.

Ces nominations interviennent dès le lendemain du retour du chef de l’État sur le territoire national, après une dizaine de jours de congé annuel passés en Grèce, signe que le traitement des dossiers sécuritaires reprend son cours sans délai.

Sékou Sylla 

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