Le blocage persiste dans le différend financier opposant l’entreprise guinéenne EDOUMAF BTP SARLU à la firme internationale China Construction SAUSUM SARLU. Malgré les engagements d’arrangement verbal formulés lors des négociations, le sous-traitant local n’a toujours pas perçu le règlement de ses prestations complémentaires exécutées sur le chantier de la Cité Chemin de Fer.





Au cœur de la contestation figure le non-paiement d’un montant de 564 millions de francs guinéens. Cette somme correspond aux transfert de gravats, une opération d’urgence ayant mobilisé plusieurs engins lourds et des dizaines d’ouvriers pendant trois semaines.
Alors que les représentants de la société chinoise avaient laissé entendre qu’un règlement à l’amiable interviendrait rapidement, la situation demeure au point mort. Selon le PDG d’EDOUMAF BTP, M. Mamady Doumbouya, la partie adverse refuse d’honorer son engagement financièrement, contraignant l’entreprise nationale à porter l’affaire devant les instances judiciaires.
« Jusqu’à présent, aucun centime n’a été versé malgré les promesses tenues par leur conseil. C’est la sueur de mon entreprise et de mes travailleurs. Je ne compte pas abandonner ce combat tant que notre droit ne sera pas rétabli », martèle M. Mamady Doumbouya.
Face à ce refus de paiement, la phase de conciliation fait désormais place à la rigueur des procédures légales. L’entreprise guinéenne a formellement engagé une assignation en paiement et réclame des dommages-intérêts pour le préjudice subi. L’affaire sera examinée dans les prochains jours devant le Tribunal de Commerce de Conakry, marquant un tournant décisif dans ce bras de fer commercial.
Collectif des Journalistes contre la Corruption








