Selon des informations rapportées par Radio France Internationale (RFI), les avocats de l’ex-magistrat Algassimou Diallo ont pu échanger avec leur client à deux reprises ce lundi 7 septembre 2026, après plusieurs jours sans nouvelles.
Le juriste, poursuivi pour provocation à la discrimination, à la haine, à la violence et association de malfaiteurs, est soupçonné d’avoir été en contact avec l’ancien Premier ministre et opposant Cellou Dalein Diallo.
Un appel de trois minutes, autorisé par la prison de Macenta
Sans aucun contact avec leur client depuis le vendredi 4 septembre, le collectif des avocats a indiqué avoir pu joindre Algassimou Diallo par téléphone. Cet appel, autorisé par la direction du centre de détention de Macenta, a duré trois minutes.
D’après RFI, le juriste y a réaffirmé son innocence, réfuté l’ensemble des accusations portées contre lui notamment les allégations de contacts avec Cellou Dalein Diallo et affirmé sa détermination à se battre pour ses droits.
Dans la foulée de cet appel, un avocat résidant dans la région a pu se rendre auprès de lui. Selon les informations recueillies par RFI, Algassimou Diallo a expliqué avoir été transféré de la prison de Coyah dans la nuit de vendredi à samedi, les yeux bandés, sans ses lunettes ni ses médicaments, et avoir craint pour sa vie tout au long du trajet.
Une audience à haut risque, prévue ce mardi
Les avocats de l’ex-magistrat désormais au nombre de huit n’ont toutefois aucune garantie quant à sa présence à l’audience prévue ce mardi à midi devant la Cour suprême à Conakry, alors que cette présence est pourtant obligatoire en matière criminelle. Cette audience fait suite à l’appel interjeté par la défense, qui avait demandé un renvoi du procès au mois d’octobre afin de permettre à Algassimou Diallo de préparer sa défense.
Le transfert de leur client à la prison de Macenta, à 700 kilomètres de Conakry, continue de susciter l’indignation de ses avocats, qui dénoncent les conditions dans lesquelles ce déplacement s’est déroulé, à quelques jours seulement d’une échéance judiciaire déterminante.
La rédaction









