Scrutin du 31 mai : les observateurs internationaux applaudissent le déroulement

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La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, l’Union africaine et l’Organisation internationale de la Francophonie ont rendu public, le 1er juin 2026 à Conakry, un communiqué conjoint sur le déroulement des élections législatives et communales du 31 mai 2026 en République de Guinée.

Les trois organisations internationales, qui avaient chacune déployé des missions d’observation sur le terrain, dressent un bilan globalement positif du scrutin, tout en appelant les acteurs politiques à la retenue dans la gestion des résultats.

Déployées à l’invitation des autorités guinéennes, ces missions ont couvert sept des huit régions administratives du pays, N’Zérékoré ayant été la seule zone exclue du dispositif d’observation. Avant le jour du vote, les experts et personnalités mobilisés ont mené de larges consultations auprès des institutions en charge du processus électoral, notamment la Direction générale des élections, l’Observatoire national de supervision du référendum constitutionnel et des élections, la Cour Suprême et la Haute Autorité de la Communication, ainsi qu’auprès de la société civile et des partenaires internationaux.

Sur le fond, les observateurs ont conclu que les scrutins se sont déroulés dans le calme et la discipline, et en conformité avec la législation électorale en vigueur. Un constat rassurant, qui tranche avec les craintes exprimées en amont par certains acteurs politiques et organisations de défense des droits civiques quant aux conditions d’organisation du double scrutin.

Cependant, la publication du communiqué intervient dans un contexte déjà marqué par des tensions. Des violences post-électorales ont éclaté dès le lendemain du scrutin dans plusieurs localités de la préfecture de Beyla, en Guinée forestière, région précisément non couverte par les missions d’observation.

Ces incidents, qui ont contraint des sous-préfets à fuir dans la brousse et mis en danger des magistrats, illustrent la fragilité de la situation sécuritaire dans certaines zones du pays et soulignent les limites géographiques du dispositif international de surveillance.

Face à ces risques, les trois organisations ont conjointement appelé toutes les parties prenantes à privilégier le dialogue et la voie légale pour résoudre tout différend électoral. Un message adressé aussi bien aux formations politiques qu’aux populations, dans un pays où les contentieux post-électoraux ont historiquement constitué un facteur de déstabilisation. La CEDEAO, l’UA et la Francophonie ont par ailleurs réaffirmé leur engagement à accompagner la Guinée dans ses efforts de consolidation démocratique et de préservation de la paix civile.

Le communiqué a été signé par S.E. Dr Louis Blaise Aka-Brou pour la CEDEAO, l’Ambassadeur Calixte Aristide Mbari pour l’Union africaine, et l’Honorable Angélique Ngoma pour la Francophonie. Les résultats officiels du double scrutin, attendus dans les prochains jours, constitueront le véritable test de la solidité des institutions guinéennes et de la maturité de son processus démocratique.

Oumou Bailo Diallo 

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