Dans une lettre d’adieu, Abdelaziz Bouteflika « demande pardon » aux Algériens

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Le président démissionnaire Abdelaziz Bouteflika a demandé « pardon » aux Algériens dans une lettre « d’adieux » publiée par l’agence officielle APS, tout en assurant avoir gouverné avec « sincérité et loyauté », après son départ du pouvoir sous la pression de la rue et de l’armée.

« Je quitte la scène politique sans tristesse ni peur pour l’avenir de notre pays » et « je vous exhorte à demeurer unis, à ne jamais vous diviser », indique notamment cette lettre adressée à « ses chères sœurs » et « chers frères » algériens et transmise mercredi 3 avril, dans laquelle il indique se « retirer désormais chez (lui) », sans autre précision.

« Je ne puis achever mon parcours présidentiel sans vous adresser un ultime message » et « demander pardon à ceux, parmi les enfants de ma patrie, envers lesquels j’aurais, sans le vouloir, manqué à mon devoir en dépit de mon profond attachement à être au service de tous les Algériens et Algériennes », poursuit l’ancien président, qui se présente comme « désormais simple citoyen ».

« Je vous demande pardon »

À la tête de l’État pendant 20 ans, plus qu’aucun de ses prédécesseurs, Abdelaziz Bouteflika se dit « fier » de sa « contribution à ce que l’Algérie ait amorcé le 21e siècle en étant dans une situation meilleure » et des « progrès notables, réalisés dans tous les domaines, en faveur du peuple algérien ».

« J’ai consacré ces vingt dernières années à votre service, et Dieu est témoin de ma sincérité et de ma loyauté », poursuit Abdelaziz Bouteflika, évoquant ses actions « certaines satisfaisantes et d’autres moins, le propre de l’action humaine étant qu’elle est toujours à parfaire ».

« L’erreur étant humaine, je vous demande pardon pour tout manquement, par une parole ou un geste, à votre égard » et « comme toute chose a une fin, je vous fais mes adieux même s’il n’est pas facile pour moi de vous exprimer toute la sincérité de mes sentiments », ajoute le chef de l’État déchu, qui a remis mardi soir sa démission après avoir été défié par la rue et l’armée.

JA