ÉLECTION RDC ENTRE INGÉRENCE DÉFIANCE ET SOUVERAINETÉ RETROUVÉE? ( Par Goïkoya Kolié, Juriste)

14081

Les prises de position, les déclarations coloniales, les doutes, les suppositions, les non-dits du ministre français des affaires étrangères et les appels au recomptage des bulletins de vote en République Démocratique du Congo chatouillent curiosité et inquiétudes des Africains, interpellent la conscience les peuples du continent.

Une anxiété croissante, redoute avec raison, l’amplifications des manœuvres de subversions ponctuelles qui seront entretenues tout au long du mandat du nouveau président Congolais, dans le but d’obtenir sa subordination aux immenses intérêts étrangers.

Le nouveau président n’étant pas le choix escompté de ses adversaires étrangers, ceux-ci n’étant pas non plus à leur premier coup d’essai dans leur colonie du jour, le développement de la RDC sera relégué aux calendes grecques  au cours des années à venir, car les efforts de déstabilisation et de paralysie connaîtront une impulsion sans limite.

Les ingérences de nos partenaires du Nord réveillent aujourd’hui nos consciences et nous permettent de savoir identifier nos intérêts, pour pouvoir nous donner les moyens de mieux les défendre.

Le fait que toutes ingérences, toutes sanctions économiques, toutes assistances politiques et militaires de la très restreinte communauté dite internationale (France, Angleterre, Unions européenne, États-Unis, et pour le pays à l’étude, ajoutons la petite Belgique, qui s’est révélée perturbatrice et très nuisible), soient motivées par la sauvegarde de leurs intérêts vient impérativement interpeler nos consciences et chicoter un patriotisme, un nationalisme et un panafricanisme qu’on avait cru révolu, car appartenant à l’époque des pères fondateurs de l’Afrique postcoloniale.

Le fait que dans chaque élection présidentielle africaine, la communauté internationale susmentionnée choisit un candidat et mobilise les moyens financiers, diplomatiques, médiatiques pour imposer son élection de gré ou de force doit également chahuter notre conscience.

Dorénavant alertés des faits avérés à l’effet desquels, le droit d’ingérence qui résulte du droit humanitaire est invoqué avec soin, discernement et méticuleux calculs qui répondent tous scrupuleusement aux intérêts de ceux qui l’invoquent, il y va de nos vies et notre existence sur terre de voir à nos intérêts et de prendre le parti de notre bien-être, au risque de nous autodétruire et laisser nos ressources naturelles et notre faune et flore, bref notre continent à nos prédateurs de meilleurs amis. Une Afrique sans ses habitants humains semble être le but recherché.

Enjeux géostratégiques et économiques

En République Démocratique du Congo, les enjeux économiques sont gigantesques pour nos partenaires traditionnels. Le pays est cœur de la guerre économique mondiale pour le contrôle des ressources vitales aux économes européennes, américaines et asiatiques.

Ce qui fait de la RDC, un point essentiel et fondamental sur l’échiquier mondial, et, les velléités dépravées d’un nouveau partage de l’Afrique. L’abondance des ressources naturelles qu’on croit à tort inépuisables est à la fois une bénédiction et un malheur qui transforme certains politiciens Congolais en suppôt de Satan, au service des forces occultes, perceptibles cependant.

Le contrôle de la RDC représente des enjeux économiques vitaux pour l’industrie militaire des États-Unis d’Amérique, de l’Europe de l’Ouest, et des nouveaux venus : la Russie et la Chine.

Cette tribune est l’opportunité de rappeler que les ÉU sont devenus première puissance nucléaire mondiale grâce à l’Uranium du Congo-Belge. Le gisement de minerais le plus riche au monde, qui contient 65% d’uranium git dans le sous-sol congolais. Il est exploité gratuitement durant la deuxième guerre fratricide européenne par la Belgique, pays colonisateur de la RDC.

Le colon belge Edgar Sengier joue un important rôle dans la présence américaine au Congo-Belge. Sengier alors président de la Société Générale et l’Union du Minière du Haut Katanga contribuera à faire de l’Amérique, première puissance nucléaire et vainqueur de la guerre de 39/45, en exportant dans ce pays, l’Uranium volé au Congo par l’empire colonial belge.

Les historiens notent que 2.000 tonnes de l’Uranium congolais seront utilisées dans la fabrication des bombes que l’Amérique larguera au Japon sur les villes de Nagasaki et Hiroshima. De l’Uranium en quantité considérable pour ne pas dire inépuisable gisant dans le sous-sol des sous-humains d’Afrique était suffisant pour faire du pays hôte de cette manne une colonie perpétuelle des puissants prédateurs de l’heure.

Cette abondance explique la tentative de balkanisation du Congo à son « indépendance politique », à travers le soutien étranger au fantoche séparatiste Maurice Tshombé qui, en 1960, déclare la sécession de la riche province du Katanga.

Tshombé sera trahi par ses parrains qui jettent leur dévolu sur Mobutu, avec l’aide de qui, ils réussiront l’exécution barbare par des méthodes médiévales pour ne pas dire civilisées du premier ministre Patrice Lumumba. Depuis ce sanglant et ignoble épisode, les candidats n’ont pas manqué pour servir les intérêts des pilleurs de l’hémisphère Nord.

Laurent Désiré Kabila, tombeur de Mobutu, sera l’homme des Américains, ses tendances nationalistes auront raison de sa propre vie. Le fils Kabila, Joseph Kabila qu’on croyait docile, serviable et malléable à merci fera preuve de défiance envers les faiseurs de rois, qui ont impitoyablement assassiné son père.

Il s’aliène ses anciens parrains lorsqu’il redéfinit le statut des minerais en métaux stratégiques et hausse les redevances qui passent de 2% à 10%. Joseph Kabila devient ainsi l’ennemi à abattre. Son insubordination explique toute la campagne de lynchage médiatique et des sanctions économiques contre ses proches.

Les élections de 2018 devenaient de ce fait extrêmement cruciales à la fois pour la souveraineté du Congo et la paix dans le pays. Elles devinaient aussi cruciales pour ceux qui se servent gracieusement, des décennies durant, des richesses du Congo. Comble de la malédiction congolaise, la découverte en abondance des minerais des technologies du 21eme siècle.

Le Coltan et Cobalt deviennent des facteurs aggravants. Ces minerais utilisés dans la fabrication des téléphones intelligents pour le premier et la voiture électrique pour le second achèvent la hantise des Congolais aux prises avec les cauchemars de la division ethnique sciemment alimentée par leurs prédateurs de partenaires au « développement ».

Pourquoi soupçonner nos partenaires de prédation?

Les éloquents propos du ministre Congolais Lambert Mende Omalanga, inspirés de la sagesse africaine, répondent à notre questionnement, tout en invitant à la réflexion, et, encore une fois, à la prise de conscience. M. Mendé déclare :

« La sagesse africaine nous apprend que si l’on voit le lion débordé de gentillesse à l’approche d’un troupeau de brebis, il faut s’en méfier, car cela n’est pas l’expression de l’amour qu’il éprouverait pour le troupeau, mais plutôt celle d’un appétit vorace dissimulé derrière un simulacre de compassion qui cache mal sa réputation de prédateur. Et, lorsqu’un prédateur se met à jouer au vigile, ou protecteur, dans la proximité de la bergerie, il revient au berger de redoubler de vigilance ».         

Le précédent ivorien est beaucoup trop frais dans nos mémoires. Lorsque l’ONU se fait manipuler par la France et les États-Unis, elle proclame M. Ouattara vainqueur de l’élection qui précipite le pays dans la guerre civile et justifie l’intervention étrangère. Après avoir servi les intérêts des ses maîtres, le président Ouattara est aujourd’hui dans le collimateur de ces derniers, qui, habillement font état de ses dérives autoritaires.

Avec des phrases assassines du genre, on prépare le départ d’une marionnette déchue par un pantin promu. Mobutu Sese Seko, Blaise Compaoré, Ben Ali, Hussein Habré ont tous servi loyalement leurs maîtres, avant d’être flushés comme de répugnants kleenex usés et bons pour la poubelle de l’histoire. Leurs exemples ne sont-ils pas suffisants pour une prise de conscience sur le continent?

Le sacrilège de Joseph Kabila aura été de résister au contrôle de ceux qui autrefois, ont soutenu son père, avant de l’assassiner pour insubordination et nationalisme tout en misant lamentablement sur un Poulin qu’ils espéraient malléable à merci.

L’ingérence

Dans un discours à des officiels de son pays, au NATIONAL SECURITY SYMPOSIUM, intitulé : « Africa is on the dinner table, eaten by Superpowers » qui se traduit par l’Afrique au menu du diner des superpuissants, le juriste Kenyan, professeur Patrick Loch Otieno Lumumba soumet à ses auditeurs, que dans l’esprit des dirigeants de l’Ouest, il existe un droit divin d’indiquer aux Africains comment se comporter.

Il ajoute que dans l’esprit de nombre de dirigeants Africains, ils ont un devoir divin d’obéir aux injonctions de leurs maîtres. Le professeur Lumumba illustre sa théorie ces propos profondément racistes du ministre portugais des colonies, Marcelo Caetano qui soutient que :

« En observant l’histoire de l’humanité, les faits suivants demeurent, les caucasiens sont auteurs de découvertes monumentales, tout comme les Chinois et les Arabes. Les Africains ne sont responsables de rien. Ils sont uniquement bons pour fendre le bois et nous apporter de l’eau ».

Il faut remarquer que le fachiste portugais n’était pas conscient de l’érection des pyramides d’Égypte par des ébènes d’Afrique. Le professeur Lumumba conclut que l’ingérence est le lait maternel de l’économie européenne.

Il y a eu vraisemblablement manipulation de certaines élites congolaises, furent-elles religieuses ou politiques. Il y a eu lynchage médiatique de l’administration sortante de la RDC dans le but de semer la zizanie dans le pays. Réaliser que nos propres doutes s’abreuvent des propos de Jean-Luc Le Drian. C’est en soit, une manifestation de la colonisation mentale réussie qui fait qu’inconsciemment, nous prenons pour vérité divine, chaque intervention d’un leader suspecté de colonialisme.

Le terrorisme d’État que concocte le régime français espère voir instaurer un fiasco qui débouche sur une crise postélectorale qui perdure durant tout le mandat du président élu, Félix Tshisekedi. Le conglomérat épiscopal congolais qui donne l’impression d’être vendu aux intérêts étrangers a été mis à contribution, en vertu de sa prétendue autorité morale pour faciliter le maintien d’un climat de suspicion, de fraude, de tension qui justifient les ingérences des pays de l’hémisphère Nord au Congo.

Avec la confirmation de l’élection de M. Tshisekedi par la Cour constitutionnelle du pays, la RDC se retrouve sur la même trajectoire que connaissent le Gabon d’Ali Bongo et les pays dont les leaders tentent de se soustraire de l’ingérence que décrit avec brio le professeur Lumumba. Une fois que les résultats d’une élection présidentielle africaine ne conviennent pas à la « communauté internationale », parce qu’allant à l’encontre de ses intérêts, ladite élection est discréditée par ses médias au mépris des principes démocratiques qu’ils promettent.

Patrice Loch Otieno Lumumba, affirme que l’Afrique est le menu que se sont offert la France, les États-Unis, la Grande Bretagne, l’Union européenne, la Chine et les Arabes. Cette déclaration se matérialise dans la sortie médiatique de Jean-Yves Le Drain qui soumet que les résultats proclamés par la commission nationale électorale indépendant du Congo, ne sont pas conformes aux observations d’un groupes d’hommes en soutanes.

La violence, la furie et l’agressivité dissimulées dans la déclaration du ministre français Le Drain s’expliquent par la crainte de perdre l’opportunité de continuer à influer sur la politique géoéconomique de la République Démocratique du Congo.

Ces propos ont suffi pour créer le climat de tension escompté qui aboutira au chaos escompté également. Avec la confirmation du président élu par le tribunal compétent, et son intronisation le 24 janvier 2019. Le Drain réussit son pari. Au cours des cinq prochaines années, les fakes news seront répandues par les médias inféodés aux intérêts étrangers.

L’impérialisme usera de moyens médiatiques géniaux pour atteindre ses objectifs. Le climat de tension qui résulte des élucubrations du ministre français vient asseoir une légitimité de l’intervention qui imposera un président pro-occidental.

À défaut de ce scénario, la déstabilisation territoriale et militaire continueront bon train, les missions de maintien de la paix pour ne pas dire les missions de maintien du chaos continueront. Les militaires de l’ONU et ceux des mouvements rebelles qu’ils soutiennent continueront à abuser de femmes et enfants, pendant que les minerais sortent du pays, des zones en guerre par tonnes, sans redevances.

Le fait à la fois fabuleux et machiavélique le plus évocateur dans ces relation Afrique et hémisphère Nord est celui de parvenir à convaincre nombre d’Africains, souvent les militants des partis d’oppositions, les rivaux et adversaires ethniques que les interventions militaires étrangères sont motivées par le souci d’instaurer des régimes démocratiques et des États de droit en Afrique. Rien n’est cependant plus faux.

Qu’on ne se leurre point, les pays européens et autres démocraties n’ont cure de la démocratie en Afrique. Contrairement à ce qu’ils affirment, les pays de l’UE et leurs alliés n’ont que faire de la vie des Africains.

Cette observation est soutenue par le rejet de l’Aquarius. Du nom de ce navire battant pavillon panaméen qui vient en aide aux immigrants économiques Africains pris dans la vorace gueule de la mer méditerranée. Des pressions européennes enjoignant au Panama de retirer son pavillon au navire qui secours les migrants portent fruit. Ces derniers meurent dans la méditerranée, aux portes de l’Europe.

Les pays de l’Union européenne, dirigés de plus en plus par des partis politiques d’extrême droit pour ne pas dire nazis, xénophobes, racistes et antinoirs renforcent leurs lois sur l’immigration. Nous n’avons qu’a observé le traitement réservé en Europe à l’Aquarius qui transportait des réfugiés économiques et politiques pour s’en convaincre.

On ne peut soutenir avec le minimum de crédit qu’on a à cœur les bien-être des Africains, lorsqu’on les laisse mourir aux portes de l’Europe. Médecins Sans Frontières (MSF) accuse, elle, l’UE de financer l’esclavage des noirs en Libye. Avec autant de crimes, il est difficile de convaincre le dernier des maboules du continent que nos partenaires, prodémocraties se préoccupent du bien-être des Africains.

La prise de position américaine, en faveur supposément de la démocratie en Afrique est une énorme escobarderie. Le régime de Donald Trump qui est, (on ne se gênera point de le souligner) un régime raciste avéré, un régime antinoir et anti-africain avéré ne peut convaincre un jury analphabète de Zamounda d’être soucieux du bien-être des Africains. Pour l’homme fort de Washington, l’Afrique est un continent de merde.

Shithole countries. Un individu qui estime que vous ne représentez et ne valez que de la merde, ne peut par la même occasion déclaré agir pour votre bien-être. Il ne fait qu’user de subterfuge nommé démocratie, droits de l’homme.

La seule et unique raison qui pousse les pays du Nord à s’ingérer dans les affaires africaines sous couvert de la démocratie, est que cette démocratie de dupes concourt à subtiliser par des moyens frauduleux les ressources naturelles de l’Afrique. Les Africains doivent impérativement comprendre que l’élection d’un président pro-occidental, pro-russe, pro-chinois est un coup de grâce porté à l’économie africaine.

Un président pro-occidental, pro-étranger est un président qui cède gratuitement les richesses de son pays à ses parrains. Le cas de la cession du port de Kribi au Cameroun au consortium Bolloré est un éloquent exemple.

La soumission de Bolloré au marché public camerounais avait été jugé non viable pour l’économie camerounaise. Le dossier Bolloré arrivait en quatrième position. Il a été rejeté par le comité de sélection. François Hollande, président français au moment des faits fera le déplacement au Cameroun pour obtenir l’annulation de l’attribution du marché public au concurrent de son compatriote et le faire concéder au français Bolloré.

En mars 2018, Thierno Alassane Sall, ministre sénégalais de l’Energie a manifesté son objection de conscience par sa démission du gouvernement du président Macky Sall. Le ministre révèle les pressions subies par son ministère pour accorder le marché de forage au consortium français Tatol.

Le ministre affirme ne pas pouvoir s’y résoudre, car la souscription de Total n’était pas viable pour l’économie sénégalise, d’autant plus qu’à l’examen des soumissions, le pétrolier français arrivait en cinquième position. Le président Sall aurait indiqué à son ministre d’accorder le marché à Total en raison de liens historiques entre la France et le Sénégal. Selon M. Sall, le Sénégal pourrait perdre 400 milliards de francs cfa par an dans le choix porté sur Total.

C’est cette pratique qui motive l’intervention des pays impérialistes dans les affaires démocratiques, électorales du continent. Ceci confirme qu’un président francophile est un président français à la tête d’un pays africain, dans la mesure où, son action économique vise à veiller à la bonne santé économique du pays de son mandant, au détriment de l’économie du pays qu’il dirige.

Ce qui précède permet de prendre la mesure des agissements de Jean Yves Le Drain, du département d’État américains, de l’UE et de la Belgique. Cette dernière serait à l’origine de l’initiative onusienne de son Conseil de Sécurité qui exigeait de recompter les bulletins de vote de l’élection présidentielle congolaise. Rappelons que cette exigence répond strictement aux intérêts des pays concernés. Car, le fait avoir un président aux ordres, facilite la tâche de la colonisation.

Un coup de fil suffit pour obtenir un marché public, souvent sans appel d’offre ou avec soumissions qui vont à l’encontre du bon sens. La démocratie est un formidable prétexte qui justifie tous les excès des pays colonisateurs et acolytes en Afrique.

Les complexes militaro-industriels et la géoéconomie de tous les tous pays impliqués dans l’élection présidentielle congolaise et en Afrique ont cruellement et désespérément besoin de minerais enfouis dans le sous-sol du vieux continent.

Ceux qui donnent l’impression d’être dépourvu d’humanité et de conscience, multipliant les comportements immoraux préfèrent épouser cette conviction du lion tout puissant qui affiche une amitié de façade à la vue de sa proie afin de gagner sa confiance avant de lui sauter au coup.

Adhésion volontaire au diktat de l’ingérence

Le fait de parler en Afrique les langues européennes, porter les prénoms européens et arabes, ouvrir ses frontières aux armées coloniales, rédiger les contrats commerciaux en langues coloniales, s’adresser aux dirigeants étrangers qui visitent l’Afrique dans les langues de ces derniers, se réjouir de parler français mieux que Marine Le Pen, l’anglais mieux que Boris Johnson ou Trump, se déclarer candidat à une élection depuis l’étranger, appeler à des sanctions économiques contre son propre pays, en tant que dirigeant s’adresser à ses concitoyens en langues coloniales alors que moins de 30% de la population comprennent lesdites langues sont autant d’ingrédients d’un consentement volontaire à la servitude du diktat de l’ingérence.

En agissant ainsi, l’Afrique démontre à ses partenaires qu’elle est sans langues, sans cultures, sans religions et sans savoir-faire.

Cette situation confortable facilite la tâche de nos partenaires qui ne se font pas prier pour nous chosifier.

La souveraineté retrouvée.

Contre toutes attentes, et ce sera la deuxième fois cette année 2018/2019 un président Africain sort vainqueur momentanément d’un bras de fer avec ses partenaires du Nord.

Après le président Kagame, courtisé par la France et l’offre du secrétariat général de la francophonie, dans l’espoir de voir le Rwanda retourner dans la colonie, c’est au tour du président Kabila de rejeter les offres de prêts des institutions économiques du Nord pour l’organisation des élections, de résister aux pressions pour ne pas dire aux agressions et aux assauts répétés de ses anciens maîtres, pour finalement passer la main à un successeur qu’il a su convaincre de la nécessité de s’unir pour servir le Congo et non se diviser au détriment du Congo.

  Par Goïkoya Kolié, Juriste

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here