La candidature de la Guinée à la CAN 2032 entre dans une phase décisive. Les experts de la Confédération africaine de football (CAF) ont rencontré la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget. Au menu : les moyens réels du pays pour accueillir le tournoi. Une question sportive, mais aussi une affaire de chiffres.

La séance de travail visait un but précis. Il fallait évaluer la capacité de la Guinée à organiser une future Coupe d’Afrique des Nations. Les experts continentaux ont écouté. La ministre a répondu, dossier en main.
Accueillir la CAN coûte cher. Stades, routes, hôtels, transports : tout se paie. Les discussions ont donc porté sur les enjeux économiques et financiers du projet.
Pour le gouvernement, cette ambition s’inscrit dans un mouvement plus large. Il s’agit de la transformation du pays, portée par le président Mamadi Doumbouya. Le programme Simandou 2040 en est l’un des piliers.
La ministre a posé ses conditions. Une candidature doit d’abord être crédible. Pour l’être, elle doit reposer sur quatre piliers :
– une planification rigoureuse des investissements ;
– des financements diversifiés ;
– une gestion responsable des ressources publiques ;
– une gouvernance transparente.
Le message est clair. Les promesses ne suffisent pas. Il faut des plans solides et des comptes lisibles.
Le football n’est qu’une partie de l’histoire. Le gouvernement veut en faire un levier de développement. La CAN servirait à moderniser les infrastructures et à attirer les touristes. Elle soutiendrait aussi les petites et moyennes entreprises locales.
Surtout, elle créerait des emplois. La jeunesse guinéenne est la première visée.
Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget ne travaillera pas seul. Il agira avec le ministère des Sports et les autres départements concernés. Leur mission : définir une feuille de route financière réaliste.
Deux objectifs guident cette démarche. Les investissements doivent rester soutenables. Les infrastructures doivent aussi servir longtemps, au bénéfice des populations, bien après le coup de sifflet final.
Le chemin vers 2032 reste long. Mais Conakry choisit sa méthode : d’abord les comptes, ensuite la fête.
Minkael BARRY









