S’est ouvert ce mercredi 20 mai 2026 dans la capitale guinéenne, un atelier national de renforcement des capacités de trois jours axé sur l’appropriation du Cadre continental de résultats (CCR). Cet outil stratégique, conçu pour le suivi et le rapportage de l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité » (FPS), réunit les parties prenantes nationales et les points focaux sectoriels sous les auspices du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, en étroite collaboration avec la Commission de la CEDEAO et l’appui technique de la GIZ.

Pendant trois jours (du 20 au 22 mai), experts, cadres de l’administration publique et représentants de la société civile vont se pencher sur les mécanismes d’évaluation de la célèbre résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée en octobre 2000.
La cérémonie d’ouverture a été rehaussée par la présence de la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Mme Patricia Adeline Lamah. Dans son allocution d’orientation, la cheffe du département a mis en exergue l’importance capitale de cette rencontre dans le processus global de stabilisation et de développement de la Guinée.
« Cette rencontre constitue un moment fort pour réaffirmer notre engagement collectif en faveur de l’édification d’une nation où l’égalité entre les femmes et les hommes occupe une place centrale, y compris dans des domaines aussi sensibles que le maintien, laconsolidation et la préservation de la paix », a déclaré la ministre.
Poursuivant son intervention, Mme Patricia Adeline Lamah a tenu à saluer le retour en force de la Guinée au sein des instances continentales, matérialisé par la tenue d’un tel atelier d’envergure.
« La tenue de cet atelier témoigne de la qualité des relations de coopération entre la République de Guinée et les organisations régionales depuis le retour à l’ordre constitutionnel », a-t-elle souligné avec insistance.
Pour la ministre, la mise en œuvre des plans d’action nationaux est largement facilitée par les instruments juridiques et institutionnels existants, à l’image de la politique nationale genre et de la stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).
Elle a par ailleurs rendu un hommage appuyé aux partenaires techniques pour le déploiement d’un questionnaire et d’un cadre continental de résultats simplifiés, adaptés aux réalités ouest-africaines.
Présent à cette rencontre, le Directeur des Affaires Humanitaires et Sociales de la CEDEAO, Dr Ibrahim Mohammed dont le discours a été porté par le chef de mission de l’organisation sous-régionale, M. Ola Tundé Olayemi a rappelé les fondements doctrinaux de l’institution en matière de protection des droits des couches vulnérables.
Pour l’organisation communautaire, l’implication des femmes dans la gouvernance sécuritaire n’est plus une option, mais un impératif catégorique de premier ordre.

« Développer et maintenir le tissu de relations pacifiques au sein de la société, garantissant un ordre civilisationnel et les droits humains, exige la pleine participation de tous les êtres humains », a martelé le représentant de la CEDEAO, avant de trancher de manière univoque : « Exclure les femmes et les filles est non seulement inacceptable, mais c’est aussi imprudent et irréaliste. Garantir la contribution pleine et entière des femmes est un « sine qua non » ».
L’émissaire de la CEDEAO a rappelé que cet atelier de Conakry s’inscrit dans une vaste dynamique sous-régionale, la Guinée constituant la neuvième étape d’une série de formations nationales déjà déployées avec succès dans plusieurs pays de l’espace dont la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Nigeria, le Liberia, le Ghana, la Gambie et le Togo.










