Témoignage : « Tous les malades étaient pris en charge au régime de feu Ahmed Touré », Dr Onipogui Alamako

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Dans le cadre de la célébration de l’anniversaire de l’an 60 de la République de Guinée, le mardi, 02 octobre 2018, sur toute l’étendue du territoire national, nous avons  eu une rencontre ce lundi avec la cheffe de l’unité hématologie de l’hôpital Ignace Deen, Dr Onipogui Alamako . Dont au cours de laquelle, elle  s’est largement exprimée  sur la question de développement sanitaire de 2 octobre 1958 au 2 octobre 2018.

Dans son intervention, la cheffe de l’unité hématologie de l’hôpital Ignace Deen, Dr Onipogui Alamako a indiqué que « Tous les malades étaient pris en charge au régime de feu Ahmed Touré. Les malades hospitalisés étaient pris en charge dans  les hôpitaux par l’Etat », se souvient-elle.

Poursuivant, notre interlocutrice a également laissé entendre qu’en cette période de la première République, les malades recevaient gratuitement les médicaments dans les hôpitaux publics.

«La pharma-Guinée fournissait beaucoup de produits et moi en tant que biologiste, je travaillais au laboratoire d’Ignace Deen  et je faisais aussi la préparation des médicaments », a témoigné la cheffe de l’unité hématologie de l’hôpital Ignace, Dr Deen, Onipogui Alamako,

Elle a ensuite dit que malgré cette prise en charge totale des malades dans les hôpitaux à cette époque du régime de feu Ahmed Sékou Touré. Car, dit-elle, « Mais, il y avait un manque criard  d’appareils médicaux dans nos différentes structures sanitaires pour  canaliser les maladies et de les traiter comme il se doit », a noté dans l’entretien >Dr Onipogui Alamako.

«Le matériel nous manquait. On travaillait de façon  rudimentaire. Mais, actuellement, nous  ne le faisons plus,  avec les régimes qui se sont succedés en Républiques de Guinée, il y a eu un avancement considérable  dans le secteur sanitaire en ce sens que nos structures ont été dotées des appareils médicaux notamment, échographiques, radiographiques, automates etc. Ce qui démontre que c’est vrai  que présentement, les malades ne sont pas pris en charge dans nos hôpitaux publics contrairement au temps de feu Ahmed sékou Touré. Mais, il faut reconnaître qu’il y a eu des changements au niveau du laboratoire », a signalé notre interlocutrice.

Elle a aussi précisé que  « avec la 3ème République, nous voyons que les choses sont devenues difficiles. Dans les hôpitaux, les malades souffrent. Bien que je sois du corps, mais, nous avons  pitié des patients. Quand un patient vient et qu’il n’a pas d’argent, il meurt parce qu’il ne bénéficie pas d’une prise en charge. Mais  au temps de Sékou Touré, quand un malade venait même si il n’a rien, il y avait les médicaments, on le traitait. Par contre, on a constaté pendant cette troisième République, il y a beaucoup de décès dans les hôpitaux ».

 Entretien réalisé  par Léon Kolié 

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