Condamné à deux ans de prison ferme pour offense au chef de l’État, Mamadou Aliou Bah, président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL), a bénéficié d’une grâce présidentielle ce vendredi 2 octobre 2026.
Le décret a été lu vers 21 heures sur la télévision nationale par le ministre secrétaire général à la présidence, le général Amara Camara, et le porte-parole du gouvernement, François Bourouno. Au total, 217 détenus sont concernés. Ils avaient été condamnés pour des faits variés : vol, tentative de vol, viol, escroquerie et offense au chef de l’État.
Aliou Bah avait été arrêté le 26 décembre 2024, après une conférence de presse critique envers le pouvoir, puis écroué quelques jours plus tard pour « offense et diffamation » envers le général Mamadi Doumbouya. Le tribunal de première instance de Kaloum l’avait condamné le 7 janvier 2025 à deux ans de prison ferme, une peine confirmée en appel.
Cette condamnation avait suscité de vives critiques de la part de ses avocats, d’organisations de défense des droits humains et de plusieurs opposants, qui dénonçaient une atteinte à la liberté d’expression.
Figure de l’opposition, Aliou Bah s’était fait connaître en 2021 en interpellant Emmanuel Macron sur la politique de la France en Afrique, lors du sommet Afrique-France de Montpellier. Sa libération, intervenue quelques mois avant le terme de sa peine, devrait relancer le débat sur la place de l’opposition en Guinée.
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