Amadson Nyankoye Gbatala  Kolié, président de UCDP :  » je demande à Doumbouya de conduire la transition pour une durée de 3 à 4 ans »

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Cest dans son salon sous le regard silecieux de certains visiteurs et responsables de sa formation politique, dans un quartier residentiel de Conakry que Amadson Nyankoye Gbatala Kollié, président  de l’Union des Communautés pour le Développement et la Paix ( UCDP) a reçu notre équipe cette semaine. Ce diplômé des sciences politiques dans une université prestigieuse américaine nous a expliqué dans un français teinté de l’accent anglais les motifs de sa volonté d’être en politique pour conquérir le fauteuil du palais Sékhoutouréya bien sûr par les urnes. Lisez ! 

 

Quest ce qui vous a motivé à vous lancer en politique ?

 
 Amadson Nyankoye Gbatala  Kollié 

Je suis citoyen comme tout le monde. Voyez les problèmes du Guinéen. Le problème social est bafoué dans mon pays, le problème culturel est oublié, ça ne fonctionne pas dans mon pays. Voyez le problème politique qui est utilisé pour exploiter, pour détruire les biens publics, les biens privés et les ressources humaines Guinéennes par des fils et filles et, leurs parents qui les ont mis à l’école. Ils ont fini et sont venus tout en les honorant afin de faire d’eux des gestionnaires politiques ( hommes ministres, Directeurs et président de la République ). Ils ont tout eu.

Leur mission qui consistait à promouvoir le développement pour la Guinée, et, au jour d’aujourd’hui, envoyant la gestion économique ça ne fonctionne pas dans mon pays. Ça veut dire la Guinée considérée comme un pays n’est même pas capable pour exporter aucun produit agricole, nous sommes incapables, pas d’exportation et aucun compte de la Guinée n’existe à la banque mondiale, c’est à dire au marché mondial, donc la Guinée n’a pas cette possibilité pour pouvoir servir ses cadres, il y’a rien dedans.
Entant qu’homme politique, que comptez  vous faire concrètement afin d’aider la jeunesse Guinéenne ? 
C’est pour amener la Guinée sur le terrain, pour travailler, c’est pour rassembler  le Guinéen.
En quoi faisant ?  
 
D’ailleurs, la première des choses pour nous à L’UCDP, c’est pour aller trouver les biens des Guinéens enterrés en Guinée afin de les déterrer, pour mettre sur la table, rassembler, et repartir à tous les Guinéens équitablement, c’est comme ça.
Ensemble ce parti va veiller sur la gestion du contribuable Guinéen, c’est de cela que je parle.
La première mission du parti UCDP, consistera à rassembler les Guinéens, à rassembler tous les biens égarés afin de trouver son existence, afin d’amener aux Guinéens, pour donner aux Guinéens.
Le Guinéen mérite mieux  d’avoir son bien.
En cette période transitoire, une fois que vous arrivé à faire tête à tête avec le colonel Mamady Doumbouya, qu’allez-vous  lui dire concrètement ? 
On l’a déjà écrit pendant les consultations, et ce que j’ai demandé, premièrement, il fallait Doumbouya comme il a dit, ensuite mettre une commission composée du CNT pour rédiger une nouvelle constitution Guinéenne.
Après la rédaction d’une nouvelle constitution, il faut encore une commission qui sera chargée décrire le code du droit Guinéen qui est bafoué et volé, qui était complètement caractérisé par une indirecte démocratie, où on part, le parent vote pour son fils et, il y’a un restreint groupe qui s’appelle conseillers communaux, ils vont choisir à la place de nos parents, ce système, le Guinéen ne le mérite pas, donc il va falloir rédiger à nouveau le code électoral Guinéen, tout ça, sa prend du temps, ( Deux à trois ans ) et, après, le code électoral, on parlera  aussi du recensement. Le recensement des Guinéens.
Moi je ne suis pas d’accord, un grand pays comme la Guinée on me dit qu’on est  12 à 13 millions d’habitants, ce n’est pas possible. Moi je ne crois pas et,commencez seulement le recensement en Basse-Guinée y compris les 6 communes de la capitale Conakry, vous allez le savoir qu’on est plus que 15 millions d’habitants, si on procède à un véritable recensement. Donc il faut un véritable recensement en Guinée et les Guinéens vivants à l’étranger, c’est de ça que je parle.
Tout ça, sa prend du temps.
Donc pour vous la transition il faut combien d’années ? 
Il faut 3 à 4 ans, les 3 ans pour travailler comme il l’a dit pour mettre le Guinéen dans le bon fonctionnement, pour amorcer  une démocratie.
Une véritable démocratie, après le recensement, on va connaître réellement le nombre de votants que nous avons en Guinée.
Donc, les 3 à 4 sont suffisants pour la transition ? 
 
Ah oui, par rapport aux travaux, je demande à Doumbouya de conduire la transition pour une durée de 3 à 4 ans. La 4ème année, quand on fini, on pourra parler d’élections.
Vous parlez de 3 à 4 ans de transition tandis-que L’UFDG et L’ANAD ont écrit un mémo dans le quel ils parlent de 18 mois de transition, qu’en pensez vous ? 
 Moi je pense que, chaque citoyen a sa liberté de s’exprimer sans connaitre la gestion, quiconque parle de la rédaction de la constitution, après avoir écrit, tu dois publier le résultat dans les lieux publics, pendant 6 mois, tous citoyens lient et le sondage, si on voit que certains articles ne sont pas en conformité avec la réalité, on doit procéder à leurs changements, s’ils sont bons , le sondage nous le dira. Ce sont ces sondages qui nous pousseront à aller au référendum et, qui parle du référendum. Et, quiconque parle du référendum, c’est notre procès, cela prendra plus d’un an, car, c’est tout le pays qui va voter. C’est ça la procédure pour un référendum dans un pays.
Quel message  lancez vous  aux militants et sympathisants du parti UCDP ? 
L’UCDP, ils sont déjà dans l’esprit du développement, l’esprit pour unifier les Guinéens, on est pour ça.
U= Union,
C= Communauté,
D= Développement,
P= Paix.
C’est pour unifier toutes communautés pour l’esprit du développement et la paix.
On ne pourra rien en Guinée si on n’est pas rassemblé, si on est pas unifié, le Guinéen a besoin d’être unifié.
Votre formation politique UCDP sera prêtre à être candidat pour les élections à venir ? 
Oui, nous sommes prêts. Nous sommes prêts pour être là-bas pour sauver la Guinée pour son développement et la paix.
Merci Monsieur le président.
C’est à moi de vous remercier !
Interview réalisée par Minkaèl Barry et Eugène Capi Balamou