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​Exploration pétrolière avec ENI : L’alerte cruciale d’un expert sur les frontières maritimes de la Guinée

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Risque de litige frontalier au large de la Guinée ? C’est la question cruciale posée par l’expert Cherif Idriss Diallo dans une lettre ouverte adressée au ministre des Hydrocarbures, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Aboubacar Camara. À la suite de la signature d’un arrêté de recherche avec le major pétrolier ENI, le consultant senior exhorte le gouvernement à réactiver un accord administratif stratégique signé à l’époque de François Fall avec la Sierra Leone. Objectif : garantir la souveraineté totale de la Guinée sur sa Zone Économique Exclusive (ZEE) au-delà des 200 milles marins, avant que l’or noir ne réveille les contentieux frontaliers.

Monsieur Aboubacar Camara,Exploration pétrolière et ZEE : Le défi des frontières maritimes en Guinée

Ministre en charge des hydrocarbures,

Monsieur le Ministre,

Avec nos compliments pour l’Arrêté portant sur la recherche avec le major pétrolier  ÉNI, nous attirons humblement votre attention sur une question, qui pourrait être source de litiges liés à la délimitation de nos frontières maritimes.

En effet, nous suggérons que le Gouvernement puisse s’occuper de l’aspect juridique de la couverture par la Guinée de la totalité de la superficie de sa Zone Économique

Exclusive ZEE. Au cas où cela ne serait toujours pas finalisé à date.

Suite à l’un de nos mémos y afférent adressé aux autorités de l’époque, Mr François FALL aux Affaires étrangères avait réussi un accord administratif à cet effet avec la République de Sierra Léone.

Les deux États ont convenu de nouvelles coordonnées tracées à partir de leurs frontières terrestres dite < la Pointe de SALATU.

– anciennes coordonnées :

9° 03 18 N – Angle 230° AB

– nouvelles coordonnées :

9° 00 00 N – Angle 270° BC

Ceci rendait à la Guinée son ouverture à l’océan au-delà des limites de 200 Milles.

Autrement, elle est fermée avant d’y atteindre à environ 187 Milles, par la jonction à ce niveau du large des 2 lignes (frontières) maritimes de Sierra Léone (partant du sud) et de Bissau (partant du nord).

Le suivi de cet accord par l’administration guinéenne aurait certainement fait défaut.

Nous vous invitons vivement à adresser une note technique y afférent au Ministère des Affaires étrangères.

Le dossier s’y trouve.

Ceci dit.

La Préfecture maritime, la direction de la Douane, l’état-major de la Marine, le Ministère

des pêches pourraient bien vous être utiles, puisqu’ils avaient participé aux négociations de Freetown, auprès du Ministre Mr Fall.

Nous estimons qu’il ne faudrait pas attendre la découverte d’un gisement par un pétrolier, pour ensuite faire face aux litiges découlant d’une délimitation de nos frontières maritimes.

Encore qu’à ce titre, gisements pétroliers ou autres richesses marines existantes ou pas, a Guinée a droit à la souveraineté entière sur la totalité de la superficie de sa Zone Économique Exclusive.

Cherif Idriss Diallo

Consultant senior

safrecsarl@yahoo.fr

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