La DGE publie les candidatures à Conakry et dresse un bilan national à six semaines des communales

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La Direction Générale des Élections a franchi une étape décisive dans le calendrier électoral guinéen. Dans la soirée du mercredi 22 avril, l’institution dirigée par Mme Camara Djénabou Touré a officiellement publié la liste provisoire des candidatures pour les élections communales prévues le 31 mai prochain dans la région spéciale de Conakry.

Cette publication, actée par une décision signée de la directrice générale elle-même, couvre l’ensemble des treize circonscriptions électorales de la capitale : Kaloum, Dixinn, Gbèssia, Kagbélen, Kassa, Lambanyi, Manéah, Matam, Matoto, Ratoma, Sanoyah, Sonfonia et Tombolia.

Ce coup d’envoi conakryiste s’inscrit dans une dynamique nationale dont la DGE a livré, ce lundi matin, un premier aperçu chiffré. Sur les 375 communes que compte le pays, 245 ont d’ores et déjà fait l’objet d’un examen approfondi des dossiers de candidature.

Le bilan est sans équivoque : sur 618 dossiers soumis à l’institution, 511 ont été jugés conformes et 107 rejetés, soit un taux d’exclusion de 19 %. Ce sont ainsi 13 975 candidats qui se trouvent, à ce stade, autorisés à briguer les suffrages de leurs concitoyens.

Ces résultats provisoires témoignent de la rigueur avec laquelle la DGE entend conduire ce processus, marqué par des exigences accrues de transparence et de conformité administrative. Ils révèlent aussi, en creux, les fragilités persistantes d’un paysage politique où la représentation féminine peine encore à s’imposer. Sur l’ensemble des candidatures validées, les femmes ne comptent que pour 29 % du total, soit 4 077 candidates face à 9 898 hommes.

Un chiffre qui, s’il témoigne d’une progression réelle par rapport aux scrutins précédents, demeure bien en deçà des standards de parité promus par les textes régionaux et internationaux auxquels la Guinée a souscrit.

Cent trente communes restent à examiner avant la clôture du processus de validation. Les semaines à venir diront si la tendance observée à mi-parcours se confirme ou évolue, mais une chose est certaine : à moins de six semaines du vote, la Guinée entre résolument dans le temps électoral.

Sékou Sylla 

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